« Pour celui qui se hâte vers la perfection de la vie religieuse, il y a les enseignements des saints Pères dont l'observation conduit l'homme jusqu'aux cimes de la perfection. »

Traduction :

11 juillet 2017

SAINT BENOÎT

Père spirituel
des moines d’Occident
(480/90 - 550/60)

Saint Benoît débuta dans la vie monastique à la manière de saint Antoine. Il n’entendait pas fonder un monastère, encore moins un ordre religieux. Comme le raconte Saint Grégoire le Grand, il se retira dans la solitude de Subiaco simplement pour vaquer à Dieu, dans une grotte presque inaccessible, connue de Dieu et du seul moine qui devait se charger de sa subsistance :

Benoît gagna la retraite d'un lieu désert nommé Subiaco, distant de Rome d'environ quarante milles. […] Tandis qu'il s’y rendait en sa fuite, un certain moine, du nom de Romain, le rencontra dans sa marche et lui demanda où il allait. Ayant appris son désir [de vie religieuse], non seulement il lui garda le secret, mais il lui apporta de l'aide ; il lui donna l'habit de la vie monastique et, dans la mesure du possible, se mit à son service. Parvenu donc à ce lieu, l'homme de Dieu se retira dans une grotte très étroite, et, durant trois ans, demeura inconnu des hommes, le moine Romain excepté. [1]

Ce n'est qu’après un certain temps que des disciples s'attachèrent à lui :

Beaucoup se mirent désormais à quitter le monde et à venir avec empressement se mettre sous son magistère. Libre en effet de la tare de la tentation, il devint désormais à bon droit un maître de vertus. Quand le saint homme eut longtemps progressé en vertus et en miracles en cette solitude, beaucoup y furent rassemblés par lui pour le service du Dieu tout-puissant, au point que, en ce lieu-même, avec le secours du Seigneur tout-puissant Jésus-Christ, il construisit douze ermitages, en lesquels, après y avoir établi des abbés, il députa douze moines. Il ne retint auprès de lui qu'un petit nombre de frères dont il estima qu'ils seraient mieux formés s'ils restaient quelque temps encore en sa présence. C'est alors aussi que commencèrent à accourir auprès de lui des nobles et des personnes pieuses de Rome, pour lui confier leurs fils afin qu'il les éduquât pour le [service du] Dieu tout-puissant. [2]


Saint Benoît n'était donc pas un chef d'ordre religieux, mais avant tout un père spirituel : il conduisait des âmes vers Dieu et les engendrait à la sainteté, selon le charisme qu’il recevait du Père céleste par le Christ :

« Écoute, mon fils, les instructions du maître et prête l'oreille de ton cœur ; accepte les conseils d'un vrai père et suis-les effectivement. » [3]

16 juin 2017

Fête du Saint Sacrement

"Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s'est fait homme. En outre, ce qu'il a pris de nous, il nous l'a entièrement donné pour notre salut. En effet, sur l'autel de la croix il a offert son corps en sacrifice à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui, et il a répandu son sang pour qu'il soit en même temps notre rançon et notre baptême : rachetés d'un esclavage lamentable, nous serions purifiés de tous nos péchés.

Et pour que nous gardions toujours la mémoire d'un si grand bienfait, il a laissé aux fidèles son corps à manger et son sang à boire, sous les dehors du pain et du vin... Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où l'on ne nous propose plus, comme dans l'ancienne Loi, de manger la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu ? Y a-t-il rien de plus admirable que ce sacrement ?...
Personne n'est capable d'exprimer les délices de ce sacrement, puisqu'on y goûte la douceur spirituelle à sa source ; et on y célèbre la mémoire de cet amour insurpassable que le Christ a montré dans sa Passion.

Il voulait que l'immensité de cet amour se grave plus profondément dans le cœur des fidèles. C'est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, lorsqu'il allait passer de ce monde à son Père, il a institué ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa Passion, l'accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles ; et à ceux que son absence remplirait de tristesse, il a laissé ce sacrement comme réconfort incomparable."

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), docteur de l'Église
Extrait d'un opuscule pour la fête du Corps du Christ
Ce passage se lit au bréviaire.

La "Fête-Dieu" n'est ni la fête des fleurs, ni celle des fanfares, ni une manifestation tapageuse de piété populaire.

Elle est d'abord et avant tout la Fête du Très Saint Sacrement de l'Autel.

Pour nous rappeler les grandes vérités que contient ce Mystère, un article lui est consacré sur
SACRA MYSTERIA.

Vous pouvez le lire en suivant ce lien...

Par ailleurs, la proximité des Fêtes de la Très Sainte Trinité et du Très Saint Sacrement avec celle de saint Éphrem de Syrie, nous invite à lire quelques extraits parmi les plus beaux passages du grand docteur de l'Orient.

L'hospitalité d'Abraham, détail

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