« Pour celui qui se hâte vers la perfection de la vie religieuse, il y a les enseignements des saints Pères dont l'observation conduit l'homme jusqu'aux cimes de la perfection. »

Traduction :

14 août 2017

L'ASSOMPTION de Notre-Dame

MARIE REINE
Mosaïque absidiale de Sainte-Marie du Transtévère, Rome

Sommet du sanctoral et des fêtes de la Vierge, l’Assomption domine sans conteste toute la partie de l’année liturgique qui s’écoule depuis les fêtes pascales jusqu’au dernier dimanche après la Pentecôte. Le dogme de l’Assomption est l’exemple par excellence d’une vérité que nous ne connaissons que par Tradition et qui n’est pas dans l’Écriture. Alors que le rationalisme et le modernisme voudraient réduire ce mystère à un mythe ou à la simple expression d’une vénération de la Vierge, nous devons plus que jamais y adhérer de tout cœur et intégralement :

la Vierge Marie n’a pas connu la corruption du tombeau, 
mais elle est montée au Ciel avec son corps.


Lire notre article sur la fête de l'Assomption de Notre-Dame...

11 juillet 2017

SAINT BENOÎT

Père spirituel
des moines d’Occident
(480/90 - 550/60)

Saint Benoît débuta dans la vie monastique à la manière de saint Antoine. Il n’entendait pas fonder un monastère, encore moins un ordre religieux. Comme le raconte Saint Grégoire le Grand, il se retira dans la solitude de Subiaco simplement pour vaquer à Dieu, dans une grotte presque inaccessible, connue de Dieu et du seul moine qui devait se charger de sa subsistance :

Benoît gagna la retraite d'un lieu désert nommé Subiaco, distant de Rome d'environ quarante milles. […] Tandis qu'il s’y rendait en sa fuite, un certain moine, du nom de Romain, le rencontra dans sa marche et lui demanda où il allait. Ayant appris son désir [de vie religieuse], non seulement il lui garda le secret, mais il lui apporta de l'aide ; il lui donna l'habit de la vie monastique et, dans la mesure du possible, se mit à son service. Parvenu donc à ce lieu, l'homme de Dieu se retira dans une grotte très étroite, et, durant trois ans, demeura inconnu des hommes, le moine Romain excepté. [1]

Ce n'est qu’après un certain temps que des disciples s'attachèrent à lui :

Beaucoup se mirent désormais à quitter le monde et à venir avec empressement se mettre sous son magistère. Libre en effet de la tare de la tentation, il devint désormais à bon droit un maître de vertus. Quand le saint homme eut longtemps progressé en vertus et en miracles en cette solitude, beaucoup y furent rassemblés par lui pour le service du Dieu tout-puissant, au point que, en ce lieu-même, avec le secours du Seigneur tout-puissant Jésus-Christ, il construisit douze ermitages, en lesquels, après y avoir établi des abbés, il députa douze moines. Il ne retint auprès de lui qu'un petit nombre de frères dont il estima qu'ils seraient mieux formés s'ils restaient quelque temps encore en sa présence. C'est alors aussi que commencèrent à accourir auprès de lui des nobles et des personnes pieuses de Rome, pour lui confier leurs fils afin qu'il les éduquât pour le [service du] Dieu tout-puissant. [2]


Saint Benoît n'était donc pas un chef d'ordre religieux, mais avant tout un père spirituel : il conduisait des âmes vers Dieu et les engendrait à la sainteté, selon le charisme qu’il recevait du Père céleste par le Christ :

« Écoute, mon fils, les instructions du maître et prête l'oreille de ton cœur ; accepte les conseils d'un vrai père et suis-les effectivement. » [3]