« Pour celui qui se hâte vers la perfection de la vie religieuse, il y a les enseignements des saints Pères dont l'observation conduit l'homme jusqu'aux cimes de la perfection. »

Traduction :

16 juin 2017

Fête du Saint Sacrement

"Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s'est fait homme. En outre, ce qu'il a pris de nous, il nous l'a entièrement donné pour notre salut. En effet, sur l'autel de la croix il a offert son corps en sacrifice à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui, et il a répandu son sang pour qu'il soit en même temps notre rançon et notre baptême : rachetés d'un esclavage lamentable, nous serions purifiés de tous nos péchés.

Et pour que nous gardions toujours la mémoire d'un si grand bienfait, il a laissé aux fidèles son corps à manger et son sang à boire, sous les dehors du pain et du vin... Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où l'on ne nous propose plus, comme dans l'ancienne Loi, de manger la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu ? Y a-t-il rien de plus admirable que ce sacrement ?...
Personne n'est capable d'exprimer les délices de ce sacrement, puisqu'on y goûte la douceur spirituelle à sa source ; et on y célèbre la mémoire de cet amour insurpassable que le Christ a montré dans sa Passion.

Il voulait que l'immensité de cet amour se grave plus profondément dans le cœur des fidèles. C'est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, lorsqu'il allait passer de ce monde à son Père, il a institué ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa Passion, l'accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles ; et à ceux que son absence remplirait de tristesse, il a laissé ce sacrement comme réconfort incomparable."

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), docteur de l'Église
Extrait d'un opuscule pour la fête du Corps du Christ
Ce passage se lit au bréviaire.

La "Fête-Dieu" n'est ni la fête des fleurs, ni celle des fanfares, ni une manifestation tapageuse de piété populaire.

Elle est d'abord et avant tout la Fête du Très Saint Sacrement de l'Autel.

Pour nous rappeler les grandes vérités que contient ce Mystère, un article lui est consacré sur
SACRA MYSTERIA.

Vous pouvez le lire en suivant ce lien...

Par ailleurs, la proximité des Fêtes de la Très Sainte Trinité et du Très Saint Sacrement avec celle de saint Éphrem de Syrie, nous invite à lire quelques extraits parmi les plus beaux passages du grand docteur de l'Orient.

L'hospitalité d'Abraham, détail

Cliquer sur l'image...


10 juin 2017

Octave de la Pentecôte : la TRINITÉ


Croyez-moi : Je suis dans le Père et le Père est en moi.
 
Que veut donc dire : « Croyez-moi » ? Assurément cette parole est à rapprocher de cette autre :
« Montre-nous le Père ». Le Christ ordonne à ses apôtres de le croire pour raffermir leur foi, cette foi qui avait demandé à voir le Père. Car il n'avait pas suffi au Seigneur de dire :
« Qui m'a vu a vu aussi le Père »
Le Seigneur veut que nous croyions en lui, pour que la conviction intime de notre foi ne risque pas de chanceler... Croyons au moins sur le témoignage de ses œuvres que le Fils est Dieu en Dieu, qu'il est né de Dieu et que le Père et le Fils sont un : l'un est dans l'autre par la puissance de leur nature divine, et aucun d'eux n'existe sans l'autre. Par ailleurs, le Père ne renonce à rien de ce qu'il possède du fait qu'il est dans le Fils, tandis que celui-ci reçoit du Père tout ce par quoi il est Fils.

Lire notre article sur
LA TRINITÉ

Être réciproquement l'un dans l'autre, posséder l'unité parfaite d'une nature essentielle, que le Fils unique et éternel soit inséparable de la vraie nature divine du Père : une telle manière d'être n'appartient pas à tout ce qui a une nature matérielle. Non, il s'agit là d'un caractère propre à Dieu. Car chacun des deux existe du fait que l'une n'est pas sans l'autre, puisque la nature de l'être qui existe est la même, qu'il s'agisse de celui qui engendre ou de celui qui naît.

Tel est le sens de ces textes : « Moi et le Père, nous sommes un » (Jn 10,30), « Celui qui m'a vu a vu le Père », et « Je suis dans le Père et le Père est en moi ». Le Fils n'est pas différent ni inférieur au Père...; le Fils de Dieu, naissant en Dieu, manifeste en lui la nature du Dieu qui l'engendre.

Saint Hilaire (IV siècle), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
De Trinitate VII

18 avril 2017

Heureux Temps Pascal


Voici arrivé le sommet de l’année liturgique !!!

On y célèbre l’accomplissement définitif de l’œuvre du Salut, car la Résurrection scelle la victoire du Christ sur la mort et sur le péché.

Tout ce qui précède la Résurrection du Christ n’en est que la condition et la préparation. C’est par elle que l’Incarnation et les événements de la vie terrestre du Verbe incarné obtiennent leur effet : la résurrection des âmes, puis des corps.

Alors « les Anges tremblent en voyant renversé le sort des mortels : C’est la chair qui pèche et la chair qui purifie, un Dieu règne dans la chair même d’un Dieu » !
(hymne des Matines de l’Ascension)


https://sacramysteria.blogspot.fr/search/label/pascha
Cliquer sur l'image pour lire les articles !


08 avril 2017

LA SEMAINE SAINTE

La liturgie de la Semaine sainte

est si riche que l'on ne peut en goûter à la fois tous les aspects et tous les enseignements.

Nous avons commenté quelque peu les cérémonies depuis le Dimanche des Rameaux
jusqu'au Samedi Saint sur
SACRA MYSTERIA.

Cliquer sur les images pour accéder aux articles.

http://sacramysteria.blogspot.com/2017/04/la-semaine-sainte-le-dimanche-des.html
LE DIMANCHE DES RAMEAUX

http://sacramysteria.blogspot.com/2017/04/la-semaine-sainte-le-jeudi-saint.html
LE JEUDI SAINT

http://sacramysteria.blogspot.com/2017/04/la-semaine-sainte-le-vendredi-saint.html
LE VENDREDI SAINT