« Pour celui qui se hâte vers la perfection de la vie religieuse, il y a les enseignements des saints Pères dont l'observation conduit l'homme jusqu'aux cimes de la perfection. »

Traduction :

06 janvier 2017

Octave de l'Épiphanie !

Toute la liturgie de l’Épiphanie est tissée de citations du psaume 71, l’un des grands psaumes messianiques, et du chapitre 60 d’Isaïe, qui lui est très proche. Ainsi ces textes prophétiques nous disent-ils que des rois, les rois d’Éthiopie, de Tharsis et des îles, d’Arabie et de Saba, les puissances des nations, viendront pour adorer le Messie, et lui apporteront des présents, de l’or et de l’encens, « dans une inondation de chameaux », comme dit la Vulgate de façon savoureuse. Car celui qui doit venir pour libérer les pauvres, celui qui est la gloire même du Seigneur, et dont le règne sera éternel, est né comme une rosée sur la terre, pour y faire germer la justice.

Cependant, l’antienne d’introït à la messe de l'Épiphanie n’est pas, comme on s’y attendrait, un verset du psaume 71, mais un texte qui concentre encore davantage l’idée royale :
« Voici que vient le Seigneur dominateur, et le règne est dans sa main, et le puissance, et l’empire. »
Avec le jeu de mots sur dominator Dominus, le mot regnum qui dit aussi bien le royaume que le règne, le mot potestas qui désigne à la fois le pouvoir et la puissance, le mot imperium qui indique le pouvoir impérial, l’autorité suprême et universelle.

Ce texte ne figure pas tel quel dans la Sainte Écriture. C’est une composition ecclésiastique, inspirée par une formule de la fin du premier livre des Chroniques.


Voir nos articles sur SACRA MYSTERIA et TRADITIO PATRUM...

25 décembre 2016

NOËL !


Le Christ nous a été annoncé, non comme le roi qui domine, non comme le juge qui condamne, mais comme un serviteur, qui ne ferait ni bruit, ni éclat, mais serait doux et miséricordieux.

L’union hypostatique est déjà un mystère, et ce mystère, lorsqu’on cherche à l’exprimer, est comme encadré dans les catégories de l’intelligence humaine. C’est encore une vérité abstraite.
En revanche, ce qui est vraiment au-delà de toutes les conceptions de la raison humaine, c’est que le Verbe créateur se fasse humble et petit enfant.
C’est le mystère de la "faiblesse de Dieu", que seules la charité et l’humilité peuvent accepter.
« La majesté a assumé l’humilité, la force l’infirmité, l’éternité la mortalité. » 

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Nous avons consacré deux articles de SACRA MYSTERIA au
Mystère de Noël :
un exposé sur la fête de la Nativité du Seigneur,
et quelques notes spéciales sur la liturgie de la Nativité.

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Ce que seules la charité et l’humilité peuvent admettre, c’est que cette Incarnation ait lieu, non dans la gloire et la puissance, mais dans le silence et la faiblesse d’un enfant, né, comme à l’aventure, en voyage, dans un lieu précaire et improvisé.
Nous l’acclamons et l’adorons comme le roi des siècles, et en même temps nous chantons :
« Il endura de coucher sur le foin,
Une étable ne lui répugna pas ;
Il s’est nourri d’un peu de lait,
Celui par qui nul oiseau n’a faim. »

Pour vaincre le mal, Dieu n’a pas opposé puissance à puissance, mais la faiblesse même de cette nature humaine que Satan tenait en esclavage. Ce qui est grand dans le Royaume de Dieu et dans l’Église, commence toujours dans le secret et dans l’humilité. La théologie abstraite peut arriver à des expressions parfaites et irréformables, mais pour entrer véritablement dans le mystère et l’intimité de l’Enfant-Dieu, il faut un don de Dieu que seules les âmes humbles peuvent recevoir, et qu’elles n’ont jamais fini de recevoir.

« Voyant l’étrange naissance,
au monde devenons étrangers,
transportant vers le ciel notre esprit ;
c’est pour nous en effet que le Dieu très-haut
sur terre est apparu comme un homme plein d’humilité,
voulant attirer vers les hauteurs tous ceux qui lui chantent : Alléluia.
»
(Hymne acathiste)

01 décembre 2016

Le Temps de l'Avent


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Pour nourrir notre piété tout au long du Temps liturgique de l'Avent, l'Église a constitué un choix de textes et de prières très riche.
Nous avons consacré un article sur SACRA MYSTERIA  à l'esprit et à la doctrine de l'Avent.
D'autres articles présenteront des textes importants sur le Temps de l'Avent.



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Saint Avent à tous !

30 octobre 2016

CHRISTI REGNUM


La fête du Christ-Roi est de celles qui ont été instituées tardivement, et n’ont pas pour objet l’un ou l’autre des faits historiques ou des mystères de l’œuvre du Salut, mais une vérité dogmatique, un thème général ou une dévotion.

En fait, la royauté du Christ est omniprésente dans toute l’année liturgique, y compris le dernier dimanche de l’année qui a pour thème la royauté eschatologique du Christ dans son triomphe définitif au dernier jour. Mais le royaume du Christ n’est pas, ou pas seulement eschatologique. Il n’est pas seulement attendu ; il est déjà là.

L’objet propre de la fête célébrée le dernier dimanche d’octobre est la réalisation de ce Royaume dans les réalités temporelles, à savoir culturelles, politiques, économiques et familiales. Le Christ règne dès à présent en particulier sur les réalités temporelles ; telle est la raison de l’institution de cette fête, qui était inutile aux temps de Chrétienté.

Nous avons consacré deux articles au Christ-Roi :



Voir aussi notre page consacrée à 


LA CHRÉTIENTÉ :