« Pour celui qui se hâte vers la perfection de la vie religieuse, il y a les enseignements des saints Pères dont l'observation conduit l'homme jusqu'aux cimes de la perfection. »

Traduction :

05 avril 2016

La Médaille de Saint Benoît


« Et le dragon fut rempli de fureur contre la femme, et il alla faire la guerre au reste de ses enfants, à ceux qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le commandement de Jésus. » (Apocalypse, XII,17)

Le démon est en guerre contre l’Église et contre ses enfants jusqu’à la fin des temps. Il ne cesse de combattre l’Église en son pèlerinage terrestre. Toute vie chrétienne comporte une lutte permanente contre le démon, les persécutions et les tentations qu’il suscite.
« Soyez sobres, veillez ; votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rode autour de vous, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que vos frères dispersés dans le monde endurent les mêmes souffrances que vous. »
(I Pierre 5, 8-9)

Ce combat se déroule avant tout dans l’âme, et le chrétien le mène avec le secours de la prière et des sacrements.



Mais ce combat est aussi corporel. Par suite du péché et avec la coopération des hommes, le démon peut exercer un certain pouvoir sur les corps humains et sur les choses. Par ce moyen il peut provoquer des tentations dans l’âme et des sévices dans les corps. C’est pour chasser ces influences et ces possessions démoniaques que les ministres de l’Église pratiquent les exorcismes, à l’exemple de notre Seigneur Jésus-Christ et des Apôtres.

Dans ce but les chrétiens d’Orient avaient souvent recours aux Pères du désert qui étaient particulièrement redoutables aux démons.
De même, saint Grégoire raconte divers épisodes de la vie de notre bienheureux Père saint Benoît où celui-ci eut à chasser le démon, par exemple lorsqu’il brisa d’un signe de croix la coupe de vin empoisonné qu’on lui présentait (le texte de la médaille fait allusion à ce miracle), ou lorsqu’il chassa le démon qui détournait un frère de la prière.

Lire notre article sur Saint Benoît, père spirituel.

La médaille de saint Benoît, frappée de formules d’exorcisme, est issue de cette tradition. Elle est très ancienne. Sa popularité date surtout du XIème siècle à la suite de la guérison miraculeuse d’un jeune homme, nommé Bruno, qui se fit moine et devint plus tard le saint Pape Léon IX.

Pour ceux qui la portent avec foi et dévotion, elle constitue une protection contre les accidents, les maléfices et les tentations de tout genre.



Au revers de la médaille est représentée une croix où se trouvent des formules exorcistes abrégées :

Entre les bras de la Croix : C.S.P.B.
Crux Sancti Patris Benedicti
Croix du Saint Père Benoît.

Sur la ligne verticale : C.S.S.M.L.
Crux Sacra Sit Mihi Lux
Que la Croix Sainte soit ma Lumière.

Sur la ligne horizontale : N.D.S.M.D.
Non Draco Sit Mihi Dux.
Que le Dragon ne soit pas mon guide.

Sur la circonférence : V.R.S.N.S.M.V.
Vade Retro Satana, Numquam Suade Mihi Vana.
Arrière, Satan, ne me persuade jamais de tes vanités !

S.M.Q.L.I.V.B.
Sunt Mala Quae Libas, Ipse Venena Bibas.
Ce sont des méchancetés que tu présentes,
Bois toi-même tes poisons.



Sur la face de la médaille se trouve l’effigie de saint Benoît armé du signe de la Croix, entourée de l’inscription :
Eius in obitu nostro praesentia muniamur.
Que nous soyons fortifiés par sa présence
à l’heure de notre mort.

Saint Benoît, les mains levées vers le ciel, mourut debout au pied d’un autel où il venait de recevoir le Corps et le Sang de Jésus, et il unit ainsi sa mort à celle de Jésus. Saint Benoît est donc invoqué pour accompagner les mourants. Celui qui l’invoque en ses derniers moments, « protégé par sa présence, sera en sécurité malgré les pièges du tentateur, et s’élancera heureux vers les joies éternelles. »


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