« Pour celui qui se hâte vers la perfection de la vie religieuse, il y a les enseignements des saints Pères dont l'observation conduit l'homme jusqu'aux cimes de la perfection. »

Traduction :

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Nos publications sont réparties sous trois rubriques spéciales :

  • vie et doctrine monastique, science sacrée à la lumière de la Sainte Écriture et des Pères de l'Église, présentés sur notre page TRADITIO PATRUM.

  • richesses de la Traditиon Liturgique à découvrir sur notre page SACRA MYSTERIA.

  • études diverses sur la Chrétienté, notamment l'intégralité du De Regno de saint Thomas d'Aquin accompagné de notes et de commentaires : sur CHRISTI REGNUM.

Nous souhaitons à tous nos visiteurs une bonne et fructueuse lecture.




Le Mois des Défunts

"Ensevelir les morts"

2 novembre 2017

Que ce soit dans le cadre de l’intimité familiale ou des événements du monde, l’homme est confronté à la mort. Il ne peut l’ignorer.
La mort, et les cérémonies civiles ou religieuses qui la suivent, sont une occasion de réflexion sur l’existence humaine.

On ne peut alors éluder la question de ce qui suit la mort...
Qu’y a-t-il après la mort ?
Y a-t-il un au-delà ?

Lire notre étude sur SACRA MYSTERIA

Avant l’ère chrétienne
L'arrivée du Christianisme
La Révolution et le laïcisme
La Liturgie des défunts
Les motifs de l’inhumation

DE REGNO


La mise en ligne du DE REGNO 
de saint Thomas d'Aquin 
est achevée.



Voici les deux dernières pages du texte de SAINT THOMAS : 
- Le but du gouvernement royal : "vivre bien" !

- Où fonder une Cité ?


Voici les trois derniers articles parus sur CHRISTI REGNUM, commentant certains passages du DE REGNO :
- L'immigration
- Commerce et finance
- Dimensions de la Cité

Pour consulter le PLAN GÉNÉRAL du De Regno de saint Thomas d'Aquin : cliquer sur l'image.



Première partie : Nature de la royauté
Deuxième partie : Le gouvernement royal

Voir notre introduction au De Regno de saint Thomas d'Aquin...

Lire l'article préliminaire : La science politique : une science pratique...

L'ASSOMPTION de Notre-Dame

MARIE REINE
Mosaïque absidiale de Sainte-Marie du Transtévère, Rome

Sommet du sanctoral et des fêtes de la Vierge, l’Assomption domine sans conteste toute la partie de l’année liturgique qui s’écoule depuis les fêtes pascales jusqu’au dernier dimanche après la Pentecôte. Le dogme de l’Assomption est l’exemple par excellence d’une vérité que nous ne connaissons que par Tradition et qui n’est pas dans l’Écriture. Alors que le rationalisme et le modernisme voudraient réduire ce mystère à un mythe ou à la simple expression d’une vénération de la Vierge, nous devons plus que jamais y adhérer de tout cœur et intégralement :

la Vierge Marie n’a pas connu la corruption du tombeau, 
mais elle est montée au Ciel avec son corps.


Lire notre article sur la fête de l'Assomption de Notre-Dame...

SAINT BENOÎT

Père spirituel
des moines d’Occident
(480/90 - 550/60)

Saint Benoît débuta dans la vie monastique à la manière de saint Antoine. Il n’entendait pas fonder un monastère, encore moins un ordre religieux. Comme le raconte Saint Grégoire le Grand, il se retira dans la solitude de Subiaco simplement pour vaquer à Dieu, dans une grotte presque inaccessible, connue de Dieu et du seul moine qui devait se charger de sa subsistance :

Benoît gagna la retraite d'un lieu désert nommé Subiaco, distant de Rome d'environ quarante milles. […] Tandis qu'il s’y rendait en sa fuite, un certain moine, du nom de Romain, le rencontra dans sa marche et lui demanda où il allait. Ayant appris son désir [de vie religieuse], non seulement il lui garda le secret, mais il lui apporta de l'aide ; il lui donna l'habit de la vie monastique et, dans la mesure du possible, se mit à son service. Parvenu donc à ce lieu, l'homme de Dieu se retira dans une grotte très étroite, et, durant trois ans, demeura inconnu des hommes, le moine Romain excepté. [1]

Ce n'est qu’après un certain temps que des disciples s'attachèrent à lui :

Beaucoup se mirent désormais à quitter le monde et à venir avec empressement se mettre sous son magistère. Libre en effet de la tare de la tentation, il devint désormais à bon droit un maître de vertus. Quand le saint homme eut longtemps progressé en vertus et en miracles en cette solitude, beaucoup y furent rassemblés par lui pour le service du Dieu tout-puissant, au point que, en ce lieu-même, avec le secours du Seigneur tout-puissant Jésus-Christ, il construisit douze ermitages, en lesquels, après y avoir établi des abbés, il députa douze moines. Il ne retint auprès de lui qu'un petit nombre de frères dont il estima qu'ils seraient mieux formés s'ils restaient quelque temps encore en sa présence. C'est alors aussi que commencèrent à accourir auprès de lui des nobles et des personnes pieuses de Rome, pour lui confier leurs fils afin qu'il les éduquât pour le [service du] Dieu tout-puissant. [2]


Saint Benoît n'était donc pas un chef d'ordre religieux, mais avant tout un père spirituel : il conduisait des âmes vers Dieu et les engendrait à la sainteté, selon le charisme qu’il recevait du Père céleste par le Christ :

« Écoute, mon fils, les instructions du maître et prête l'oreille de ton cœur ; accepte les conseils d'un vrai père et suis-les effectivement. » [3]

Fête du Saint Sacrement

"Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s'est fait homme. En outre, ce qu'il a pris de nous, il nous l'a entièrement donné pour notre salut. En effet, sur l'autel de la croix il a offert son corps en sacrifice à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui, et il a répandu son sang pour qu'il soit en même temps notre rançon et notre baptême : rachetés d'un esclavage lamentable, nous serions purifiés de tous nos péchés.

Et pour que nous gardions toujours la mémoire d'un si grand bienfait, il a laissé aux fidèles son corps à manger et son sang à boire, sous les dehors du pain et du vin... Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où l'on ne nous propose plus, comme dans l'ancienne Loi, de manger la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu ? Y a-t-il rien de plus admirable que ce sacrement ?...
Personne n'est capable d'exprimer les délices de ce sacrement, puisqu'on y goûte la douceur spirituelle à sa source ; et on y célèbre la mémoire de cet amour insurpassable que le Christ a montré dans sa Passion.

Il voulait que l'immensité de cet amour se grave plus profondément dans le cœur des fidèles. C'est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, lorsqu'il allait passer de ce monde à son Père, il a institué ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa Passion, l'accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles ; et à ceux que son absence remplirait de tristesse, il a laissé ce sacrement comme réconfort incomparable."

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), docteur de l'Église
Extrait d'un opuscule pour la fête du Corps du Christ
Ce passage se lit au bréviaire.

La "Fête-Dieu" n'est ni la fête des fleurs, ni celle des fanfares, ni une manifestation tapageuse de piété populaire.

Elle est d'abord et avant tout la Fête du Très Saint Sacrement de l'Autel.

Pour nous rappeler les grandes vérités que contient ce Mystère, un article lui est consacré sur
SACRA MYSTERIA.

Vous pouvez le lire en suivant ce lien...

Par ailleurs, la proximité des Fêtes de la Très Sainte Trinité et du Très Saint Sacrement avec celle de saint Éphrem de Syrie, nous invite à lire quelques extraits parmi les plus beaux passages du grand docteur de l'Orient.

L'hospitalité d'Abraham, détail

Cliquer sur l'image...


Octave de la Pentecôte : la TRINITÉ


Croyez-moi : Je suis dans le Père et le Père est en moi.
 
Que veut donc dire : « Croyez-moi » ? Assurément cette parole est à rapprocher de cette autre :
« Montre-nous le Père ». Le Christ ordonne à ses apôtres de le croire pour raffermir leur foi, cette foi qui avait demandé à voir le Père. Car il n'avait pas suffi au Seigneur de dire :
« Qui m'a vu a vu aussi le Père »
Le Seigneur veut que nous croyions en lui, pour que la conviction intime de notre foi ne risque pas de chanceler... Croyons au moins sur le témoignage de ses œuvres que le Fils est Dieu en Dieu, qu'il est né de Dieu et que le Père et le Fils sont un : l'un est dans l'autre par la puissance de leur nature divine, et aucun d'eux n'existe sans l'autre. Par ailleurs, le Père ne renonce à rien de ce qu'il possède du fait qu'il est dans le Fils, tandis que celui-ci reçoit du Père tout ce par quoi il est Fils.

Lire notre article sur
LA TRINITÉ

Être réciproquement l'un dans l'autre, posséder l'unité parfaite d'une nature essentielle, que le Fils unique et éternel soit inséparable de la vraie nature divine du Père : une telle manière d'être n'appartient pas à tout ce qui a une nature matérielle. Non, il s'agit là d'un caractère propre à Dieu. Car chacun des deux existe du fait que l'une n'est pas sans l'autre, puisque la nature de l'être qui existe est la même, qu'il s'agisse de celui qui engendre ou de celui qui naît.

Tel est le sens de ces textes : « Moi et le Père, nous sommes un » (Jn 10,30), « Celui qui m'a vu a vu le Père », et « Je suis dans le Père et le Père est en moi ». Le Fils n'est pas différent ni inférieur au Père...; le Fils de Dieu, naissant en Dieu, manifeste en lui la nature du Dieu qui l'engendre.

Saint Hilaire (IV siècle), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
De Trinitate VII

Heureux Temps Pascal


Voici arrivé le sommet de l’année liturgique !!!

On y célèbre l’accomplissement définitif de l’œuvre du Salut, car la Résurrection scelle la victoire du Christ sur la mort et sur le péché.

Tout ce qui précède la Résurrection du Christ n’en est que la condition et la préparation. C’est par elle que l’Incarnation et les événements de la vie terrestre du Verbe incarné obtiennent leur effet : la résurrection des âmes, puis des corps.

Alors « les Anges tremblent en voyant renversé le sort des mortels : C’est la chair qui pèche et la chair qui purifie, un Dieu règne dans la chair même d’un Dieu » !
(hymne des Matines de l’Ascension)


https://sacramysteria.blogspot.fr/search/label/pascha
Cliquer sur l'image pour lire les articles !


LA SEMAINE SAINTE

La liturgie de la Semaine sainte

est si riche que l'on ne peut en goûter à la fois tous les aspects et tous les enseignements.

Nous avons commenté quelque peu les cérémonies depuis le Dimanche des Rameaux
jusqu'au Samedi Saint sur
SACRA MYSTERIA.

Cliquer sur les images pour accéder aux articles.

http://sacramysteria.blogspot.com/2017/04/la-semaine-sainte-le-dimanche-des.html
LE DIMANCHE DES RAMEAUX

http://sacramysteria.blogspot.com/2017/04/la-semaine-sainte-le-jeudi-saint.html
LE JEUDI SAINT

http://sacramysteria.blogspot.com/2017/04/la-semaine-sainte-le-vendredi-saint.html
LE VENDREDI SAINT

Temps du Carême

Le Mont de la Quarantaine


Le temps de la Septuagésime nous ayant rappelé notre condition de pécheurs, le Carême se présente naturellement comme un temps de pénitence. Or, la pénitence, bien qu’elle implique des austérités et des privations physiques (en particulier le jeûne, que la Liturgie mentionne souvent), consiste essentiellement dans la contrition du cœur, l’expiation des péchés par un grand acte d’amour et le changement de vie : la conversion.

Le chrétien doit se purifier en posant des actes contraires aux concessions qu’il a faites à l’esprit du monde et à son égoïsme. Sans doute est-ce la grâce de Dieu qui nous purifie, mais elle le fait par le moyen de nos pénitences qui sont comme des ‘sacrements’ de son action purificatrice.

La charité envers le prochain suivant le premier commandement de l’amour de Dieu, le Carême implique aussi l’aumône, qui est une expression concrète de cette charité. Ce que les austérités ont pu faire diminuer des dépenses de la vie est utilisé au secours des misères du prochain. Et si nous sommes nous-mêmes parmi les pauvres, faisons au moins l’aumône d’une bonne parole :
« Une bonne parole vaut mieux qu'un don excellent. » [1]



Le Carême est aussi un temps de prière, de recueillement, de silence, ce qui implique le retrait des affaires de ce monde. Le chrétien vit dans le monde mais il n’est pas du monde.
« N'aimez point le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui. Car tout ce qui est dans le monde, la concupiscence de la chair, la concupiscence des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais du monde. » (1 Jn 2, 15-16)

Aux temps de Chrétienté, dès les premiers empereurs romains chrétiens, le Carême s’appliquait non seulement aux familles et aux individus, mais encore à toute la vie politique et sociale. Il s’étendait aux institutions publiques et était un exercice commun à toute la société, qui excluait les fêtes, les spectacles, la chasse et la guerre. Il y avait la ‘trêve de Dieu’, non seulement pour les armes, mais encore pour les tribunaux et les activités commerciales ; les foires (qui jouaient alors le rôle de la bourse et des centres d’affaires) étaient interdites ; l’économie tournait au ralenti. Si la société dans laquelle nous vivons nous empêche de donner au Carême toute la dimension qu’il devrait avoir, nous pouvons néanmoins nous séparer des activités mondaines, sans respect humain, et veiller au silence (par exemple, en nous retirant quelque peu de l’actualité, politique et ecclésiastique). Les fêtes profanes et célébrations diverses sont incompatibles avec le Carême.

Enfin le Carême est un temps de lecture et d’instruction. Chacun peut y pourvoir par lui-même. La Règle de saint Benoît prescrit que chaque moine reçoive un livre à lire en entier. En chaque église sont données des conférences spéciales. Ces lectures et ces instructions peuvent porter aussi bien sur la conversion et la vie spirituelle que sur des points importants de la doctrine chrétienne. Aimons en particulier à relire et à méditer les grands faits de l’Histoire sainte, les grandes figures de l’Ancien Testament que l’Église, dans sa liturgie du Carême, met chaque jour sous nos yeux.



[1] Si 18, 17 ; cf. Règle de saint Benoît, chapitre 31.


Octave de l'Épiphanie !

Toute la liturgie de l’Épiphanie est tissée de citations du psaume 71, l’un des grands psaumes messianiques, et du chapitre 60 d’Isaïe, qui lui est très proche. Ainsi ces textes prophétiques nous disent-ils que des rois, les rois d’Éthiopie, de Tharsis et des îles, d’Arabie et de Saba, les puissances des nations, viendront pour adorer le Messie, et lui apporteront des présents, de l’or et de l’encens, « dans une inondation de chameaux », comme dit la Vulgate de façon savoureuse. Car celui qui doit venir pour libérer les pauvres, celui qui est la gloire même du Seigneur, et dont le règne sera éternel, est né comme une rosée sur la terre, pour y faire germer la justice.

Cependant, l’antienne d’introït à la messe de l'Épiphanie n’est pas, comme on s’y attendrait, un verset du psaume 71, mais un texte qui concentre encore davantage l’idée royale :
« Voici que vient le Seigneur dominateur, et le règne est dans sa main, et le puissance, et l’empire. »
Avec le jeu de mots sur dominator Dominus, le mot regnum qui dit aussi bien le royaume que le règne, le mot potestas qui désigne à la fois le pouvoir et la puissance, le mot imperium qui indique le pouvoir impérial, l’autorité suprême et universelle.

Ce texte ne figure pas tel quel dans la Sainte Écriture. C’est une composition ecclésiastique, inspirée par une formule de la fin du premier livre des Chroniques.


Voir nos articles sur SACRA MYSTERIA et TRADITIO PATRUM...