« Pour celui qui se hâte vers la perfection de la vie religieuse, il y a les enseignements des saints Pères dont l'observation conduit l'homme jusqu'aux cimes de la perfection. »

Traduction :

Octave de l'Épiphanie !

Toute la liturgie de l’Épiphanie est tissée de citations du psaume 71, l’un des grands psaumes messianiques, et du chapitre 60 d’Isaïe, qui lui est très proche. Ainsi ces textes prophétiques nous disent-ils que des rois, les rois d’Éthiopie, de Tharsis et des îles, d’Arabie et de Saba, les puissances des nations, viendront pour adorer le Messie, et lui apporteront des présents, de l’or et de l’encens, « dans une inondation de chameaux », comme dit la Vulgate de façon savoureuse. Car celui qui doit venir pour libérer les pauvres, celui qui est la gloire même du Seigneur, et dont le règne sera éternel, est né comme une rosée sur la terre, pour y faire germer la justice.

Cependant, l’antienne d’introït à la messe de l'Épiphanie n’est pas, comme on s’y attendrait, un verset du psaume 71, mais un texte qui concentre encore davantage l’idée royale :
« Voici que vient le Seigneur dominateur, et le règne est dans sa main, et le puissance, et l’empire. »
Avec le jeu de mots sur dominator Dominus, le mot regnum qui dit aussi bien le royaume que le règne, le mot potestas qui désigne à la fois le pouvoir et la puissance, le mot imperium qui indique le pouvoir impérial, l’autorité suprême et universelle.

Ce texte ne figure pas tel quel dans la Sainte Écriture. C’est une composition ecclésiastique, inspirée par une formule de la fin du premier livre des Chroniques.


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